L'Asthme

Respirer est une fonction vitale que nous tenons la plupart du temps pour acquise. Or, il suffit d’une crise d’asthme pour nous rappeler à quel point cette maladie respiratoire chronique peut nuire à notre bien-être. Heureusement, on peut maîtriser l’asthme.

De quoi s’agit-il?

L’asthme est une maladie chronique des voies respiratoires caractérisée par une inflammation des bronches, les « conduits » qui transportent l’air aux poumons. Avec le temps, l’espace qui permet la circulation de l’air est rétréci entre autres par l’inflammation et la production de mucus.

L’inflammation provoque également une hyperréactivité des bronches, ce qui signifie qu’elles réagissent de façon excessive et anormale à divers stimuli. Les bronches peuvent alors se contracter, entraînant ce qu’on appelle un « bronchospasme » et des difficultés respiratoires.

L’asthme est un problème de santé courant puisque plus de 8 % des Canadiens de plus de 11 ans  en souffrent. De plus, on estime que les jeunes enfants seraient plus touchés. D’ailleurs, l’asthme est la cause principale d’absence à l’école.

Source Proxim

Le stress et l’asthme : de l’embryon à l’adulte


Enfin, le stress peut agir sur l’activation de facteurs endocriniens aboutissant à la libération de catécholamines (exemple : l’adrénaline) ou à une résistance aux corticoïdes libérés dans l’organisme, tous facteurs facilitant l’apparition d’une inflammation de type allergique et/ou présente dans l’asthme.

Plus surprenant encore mais d’un intérêt majeur, comme d’ailleurs pour l’influence environnementale (pollution, tabagisme passif, infections…), le stress survenant chez la femme enceinte pourrait avoir aussi des répercussions sur la santé de l’enfant à naître, en particulier sur la possible survenue chez celui-ci d’un asthme bronchique.

Les mécanismes de tels effets ne sont pas clairement connus mais, entre autres, le stress à travers des facteurs neuro-hormonaux a la capacité de modifier l’expression de gènes. Ces modifications peuvent survenir in utero pouvant donc favoriser l’apparition d’asthme et/ou d’allergies chez le futur bébé.


En conclusion, il apparaît certain qu’un stress peut aggraver ou déclencher des crises chez un sujet ayant de l’asthme.

L’évolution récente de nos connaissances suggère que le stress mais aussi les situations émotionnelles, associées d’ailleurs à des conditions environnementales défavorables (comme la pollution, par exemple) pourrait, de plus, être un facteur favorisant l’apparition ou l’expression d’un asthme en particulier chez l’enfant.

En outre, ces facteurs pourraient intervenir très tôt dans la vie au niveau du fœtus.

Références :

Wright RJ. Biol Psychol 2010 ; 84 : 46-56.

Wright RJ. Immunol Allergy Clin North Am 2011 ; 31 : 19-39.

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